PURKINJE'S TREE
du 14 Octobre au 13 Novembre 2005

carton l grasso

Pour sa rentrée de mi-saison, IrmaVepLab a invité Laurent Grasso. Il proposera un travail spécifiquement élaboré pour le lieu. Laurent Grasso a choisi de travailler pour une part de l’exposition sur la représentation du phénomène de la vision entoptique. Ces installations vidéos, sonores et parfois constituées comme ici de la seule lumière, sont directement liées au principe de la projection. Un terme qu’il faut entendre à plusieurs niveaux : au-delà de la projection physique de l’image en mouvement, c’est aussi à notre capacité à greffer sur ces images une part de notre propre appréhension, au travers de représentations mentales.
Les installations de Laurent Grasso s’offrent au spectateur comme des « machines autonomes ». Elles tendent à produire ce que l’on pourrait décrire comme des états modifiés de conscience dont l’expérience n’est jamais guidée par un mode d’emploi. Ce sont des espaces ouverts sur lesquels viennent s’inscrire les regards. Le sentiment de doute qui s’installe le plus souvent au première abord, en même temps qu’il engendre des hypothèses, ouvre aussi des possibles.
Comme le note Christophe Kihm1 il fut un temps où dans le domaine des arts plastiques comme ailleurs, déconstruire signifiait inventer : ’’Ce nest plus aujourd’ hui le cas. Il est donc heureux de voir apparaître des artistes qui rompent avec un répertoire de techniques totalement désinvesties de leur puissance critique. Les installations vidéo de Laurent Grasso participent de cet élan, en proposant au spectateur de visiter des mondes d’une inquiétante étrangeté.’’
1 Art Press N° 306 Novembre 2004 « Laurent Grasso Vidéo-capture »

For the start of the half-season, IrmaVepLab invited Laurent Grasso. He will propose a work specifically made for the space. Laurent Grasso choose to work for a part of the exhibition on the representation of the phenomena of the entoptic vision. His video, sound-based installations and like in this case sometimes made only with the light, are directly related to the principle of projection. A term which is necessary to understand on several levels : beyond the physical projection of the moving image, it is also about our capacity to graft on these images a part of our own vision, through mental representations. The installations of Laurent Grasso are offered to the viewer like “autonomous machines”. They tend to produce what one could describe as modified states of conscience which experiences are never guided by instructions. These are open spaces on which surface could be written the view. The feeling of doubt which is generally the first access to the work, generateshypotesis, and in the same way opens also some possibles.
As written by Christophe Kihm1 it was a time when in the field of the visual arts like elsewhere, deconstruction meant invention : This is not today’s case. It is fortunate to see appearing artists who break with a repertory of techniques completely disinvested of their critical power. The video installations of Laurent Grasso take part of this wave, while proposing to the viewer to visit worlds of a disturbing strangeness.’’
1 Art Press N° November 306, 2004 “Laurent Grasso Video-Captures”

vampyres  piezo

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